Après un combat mené par la seule CGT (appel à la grève, tenue de piquet...), le constat est amer :
Comment justifier que l'entreprise affiche des dividendes records alors que ceux qui créent cette richesse au quotidien se voient proposer des miettes, inférieures à l'existant ? Avec cette proposition d'accord et ses pas de 0,1 %, c'est une attaque frontale contre notre statut qui est proposé !
Pendant que nous nous étions en grève, certains osent pourtant vanter un accord « porteur d’avancées sociales concrètes » et une « détermination qui a payé ».
Mais de quelle détermination parlent-ils ?
Ce sont les mêmes qui osent aujourd'hui parler d'avancées sociales, qui, il y a quelques années (2006), ont signé la division des NR par deux, sous prétexte d’en obtenir « plus souvent ». Le résultat ? Les agents le voient chaque jour sur leur fiche de paie : une perte nette et durable. Il y a bien longtemps que le doublement des NR n'existe plus !

Souhaitez-vous voir à nouveau cet encart sur votre bulletin de salaire ?
Sans passage de GF, la stagnation est importante. Ce qui nous était présenté comme un progrès n'était en réalité qu'une régression masquée.
Aujourd'hui, l'histoire se répète.
Pendant que la CGT est le fer de lance des négociations pour arracher de réels droits, des opportunistes préfèrent attendre et se féliciter de miettes.
Ils tentent de s'approprier les fruits d'un combat qu'ils n'ont pas mené, tout en acceptant un recul majeur sur notre statut.
Il est facile de cueillir les fruits d'un arbre que d'autres ont planté sous l'orage.
Mais les agents ne sont pas dupes : sans le rapport de force et sans la grève, il n'y aurait même pas de table de négociation.
On ne peut pas prétendre défendre les salariés quand on a soi-même organisé la baisse de leurs perspectives de carrière.
Sans signature de syndicat, il n'y aura pas d'accord !

