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Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail

28 Avr 2026 | Publications toutes sections

Ce 28 avril 2026 dernier était la journée Mondiale de la Santé et de la sécurité au travail ainsi que la Journée Internationale de Commémoration des travailleurs morts ou blessés au travail, la CGT appelle comme chaque année à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail.

Et la Branche des IEG n’est pas en reste, comme en témoigne malheureusement le récent décès de François NEUMANN, salarié prestataire de la SHEM survenu lors d’une chute mortelle en montagne ce jeudi 23 avril.

La FNME-CGT adresse ses plus sincères condoléances à la famille de François et à ses collègues.

Le travail continue de rendre malade, de blesser et de tuer…

Patronat et gouvernement doivent prendre en compte la réalité des situations sur les lieux de travail.

En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail

(auxquels il faut ajouter les travailleurs dépendants du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendants, non comptabilisés dans le rapport) :

C’est un scandale national, plus de 3 morts par jour invisibilisées ou traitées le plus souvent comme de simples faits divers.

En 2025, 5 victimes étaient des mineurs, apprentis ou lycéens de moins de 18 ans.

Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés.

Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitables. Ils sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits.

Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale, les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels.

Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés.

Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur du travail et de contrôleurs de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail.

La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoir publics.

Les employeurs condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques.

Les gouvernements de Macron ont drastiquement limité l’intervention des représentants du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus.

La CGT considère que cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail et au recul en matière de prévention des risques professionnels.

👉Le pouvoir d’agir des salariés et de leurs représentants dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tous les travailleurs.

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