Grille des salaires supprimée : Des pas d’augmentations divisés par 23 !
Depuis 6 mois, les réunions entre directions et syndicats se multiplient sur la grille des salaires, seule une régression majeure est mise sur la table. Explication.
Remplacer les pas de 2,3 % par des pas de 0,1 % a deux objectifs : la baisse des taux d’avancements et l'opacité. Cette prétendue "modernisation" cache :
- La disparition de la notion de NR au profit d’un coefficient individualisé perdu dans une "grille" dont le pas est de 0,1 %.
- Une perte sèche immédiate : Le passage à un minimum de 2 % au lieu de 2,3 % représente une perte directe de 0,3 % pour les agents à chaque NR. (Nous connaissons le zèle de certains managers pour appliquer systématiquement ce minimum).
- Aujourd’hui ce « minimum garanti » est de 2 %, mais jusqu’à quand ?
- Le retour d’expérience : Lors du passage des NR de 4,6 % aux pas de 2,3 % (en 2004), la Direction avait promis une équivalence en volume. Cette promesse a été balayée dès la deuxième année, divisant par deux les augmentations individuelles sur le long terme.
Dans le contexte de réduction de coûts, incarné par notre PDG, devinez ce qu’il en sera avec des pas divisés par 23 !
Les maigres propositions patronales sur le bas de la grille, l’échelon supplémentaire et les astreintes ne sont rien comparées à l’immense régression que constitue le passage au pas de 0,1 %.
La CGT rappelle que seule une mobilisation forte de l’ensemble du personnel sera de nature à renverser la vapeur, elle donne rendez-vous au personnel le 9 avril, jour de la prochaine CPPNI, pour une riposte à la hauteur de l’attaque.

